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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 21:08

 

CELEBRATION DU MOIS DU PATRIMOINE 2013

EL TARF - Le dolmen de Bougous situé dans la wilaya El Tarf, où l’on compte plus de 400 sites archéologiques et historiques, est considéré comme une véritable légende qui défie le temps.

   Visibles non loin du mont Ghourra qui culmine à 1.200 m, le dolmen de Bougous ainsi que les pierres qui l"entourent dateraient de l’époque préhistorique, soutient-on.

   De par leur forme, leur disposition et le mystère qui continue de les entourer, ces monuments n’ont jamais cessé d’alimenter la légende dès lors qu’il se trouve encore aujourd’hui des habitants de cette région qui s’emploient à pérenniser ces croyances.

   Mabrouk B., un octogénaire encore très alerte pour son âge, évoque en s’appliquant à se montrer convaincant, et avec force détails, le mythe entourant ces dolmens, des pierres qui semblent avoir marqué à jamais les esprits des riverains.

   Selon lui, le dolmen de Bougous est lié à l’histoire d’un mariage incestueux qui n’a finalement pas eu lieu. Ce monument assez imposant, dénommé d’ailleurs El Aroussa", tient toujours debout au c£ur du site archéologique de cette commune frontalière où, raconte le vieil homme, citant une légende transmise de génération en génération, "un homme voulant épouser sa soeur en a été empêché par une force mystérieuse qui transforma le couple en blocs de pierre".

   S’appuyant sur sa canne, M. Mabrouk parle d’une "malédiction divine", ce dolmen représentant tout simplement, selon lui, le couple maudit. Le vieil homme ne s’arrête pas là puisqu’il soutient mordicus que le reste des blocs jonchant le sol sont "les amis, les témoins et tous les invités à la noce".

   Transmise de bouche à oreille depuis des siècles, cette légende semble se perpétuer à la grande joie des conteurs improvisés qui ne se lassent pas de narrer aux plus ingénus cette histoire de couple incestueux.

   Une histoire qui fait pourtant un "pied de nez" à ce qui peut être lu dans n’importe quelle bonne encyclopédie, à propos des dolmens qui ne sont, en fait, qu’une construction mégalithique préhistorique, constituée d’une grosse dalle de couverture (table) posée sur des pierres verticales qui lui servent de pieds (les orthostates). Aujourd’hui, partout dans le monde, les dolmens sont interprétés, en général, comme des monuments funéraires ayant abrité des sépultures collectives.

   Un fait, avéré ou presque, qui ne semble pas du tout de nature à démonter le vieux Mabrouk ou à entamer sa conviction, lui pour qui la curieuse légende du couple maudit est l’explication "la plus plausible".

   Réelle ou simplement née de l’imagination de l’homme, cette histoire de couple incestueux est édifiante quant au pouvoir des vestiges anciens d’alimenter les légendes et de "titiller" l’imagination de ceux qui aiment se retrouver au centre d’un auditoire attentif pour narrer des histoires extraordinaires.

   Pour des siècles encore, sans doute, ces dolmens continueront de faire vagabonder l’imagination des hommes, en particulier ceux qui sans le savoir s’approprient cette citation qui dit que " l’histoire est du vrai qui se déforme, la légende du faux qui s’incarne"

(APS)

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 19:58

 

MOIS DU PATRIMOINE 2012

EL TARF - Ksar Lalla Fatma, site archéologique datant de l’époque Romaine, enfoui dans une forêt de chêne-liège, à proximité de l’agglomération frontalière de Oued Djenane (commune d’El Ayoun), dans la wilaya d’El Tarf, a fait mardi l’objet d’une visite d’une délégation d’experts du Centre national de recherche en archéologie (CNRA).

Cette délégation qui est allée sur les traces de Lalla Fatma, était accompagnée de représentants de la presse locale et de la brigade mobile des Douanes d’El Kala qui ont été émerveillés par ce site enchanteur dominant la plaine qui, selon Kamel Meddad, expert du CNRA, était jadis exploitée à des fins agricoles.

Selon la même source, Ksar Fatma est un édifice romain à deux étages, encore visible malgré le poids des siècles et dont il subsiste un pan de mur de huit mètres de haut, une villa mais aussi un ensemble de fermes et d’huileries.

D’autres pièces archéologiques sont également disséminées tout autour du Ksar, parmi lesquelles des presses d’olives et de grains, des roues, des pierres taillées agencées et un aqueduc de 900 mètres linéaires, encore intact au bout duquel se trouve une citerne et un autre ensemble de pierre taillées.

Sur les lieux, les experts du CNRA ont fourni une multitude de détails et d’informations aux visiteurs, charmés par l’originalité du site et sa densité en pièces archéologiques, qui constituent un témoin indélébile du passé grandiose d’El Tarf ainsi que des différentes civilisations qui se sont succédé dans cette région.

Le site en question renferme aussi d’autres fragments de céramique, des tuiles, des hammams avec systèmes hypocauste (système de chauffage par le sol), ainsi que d’autres indices révélateurs de la transition de l’antiquité au moyen-âge.

M. Meddad a également révélé, au cours de cette visite, que le mortier utilisé pour la construction d’une telle infrastructure est à base de sable, de chaux et de blanc d’œuf, en plus d’un mortier hydraulique, typiquement africain, pour la réalisation de captages de sources et les canalisations d’eau.

L’étude consacrée à ce site, pour une enveloppe financière évaluée à 5 millions de dinars, en attendant une décision pour l’entame des travaux de restauration, est en cours, a précisé par ailleurs la même source, affirmant, à ce propos, qu’il s’agit de la deuxième villa de ce genre mise à jour, après celle de Nador dans la wilaya de Tipasa.

Cette étude nous permettra, a-t-il indiqué, de poursuivre les fouilles jusqu’à ce que les spécialistes parviennent à tracer la chronologie des événements qui se sont succédés dans cette zone.

Classé patrimoine national, Ksar Lalla Fatma est composé d’un rez-de-chaussée abritant les ateliers de transformation de produits agricoles et d’un étage supérieur réservé aux besoins d’habitation, en attendant que les travaux et les fouilles parviennent à définir son propriétaire initial, d’autant que Fatma demeure une légende à part entière.

Transmise de génération en génération, cette légende raconte que cette femme mythique, belle et riche, avait exigé à son prétendant de lui construire un palais et une amenée d’eau. Quarante ans plus tard, ce dernier put exaucer le vœu de sa dulcinée, puis mourut aussitôt.

Pour accéder à ce site niché au cœur d’une forêt dense, une randonnée pédestre est indispensable en raison de l’impraticabilité du chemin long de deux kilomètres environ.

Une série d’autres visites similaires est au programme de la célébration du mois du patrimoine dans la wilaya d’El Tarf.

(APS)

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 11:32

 

 


SKIKDA - Le château d’eau romain de Stora (nord-ouest de Skikda), inscrit dans l’inventaire additif 2010 des sites archéologiques protégés, sera bientôt classé patrimoine national, apprend-on mercredi auprès des services concernés à la Direction de wilaya de la Culture.

 

 

 

   Le site, qui date de la première époque romaine et qui se trouve actuellement dans un état d’abandon et de laisser-aller, sera classé "dès le relogement de la famille qui y habite et le transfert du parc automobile de la commune qui occupe une partie de son terrain d’enceinte", précise-t-on.

   Construit vers l’an 44 avant J.C, le château d’eau de Stora est considéré comme l’un des plus importants sites archéologique de Skikda qui compte 19 structures du genre entre châteaux d’eau et réservoirs datant de différentes époques romaines, dont trois de grande dimension implantés à Stora, huit (8) réservoirs construits sous forme de puits sur les hauteurs de Stora, sept (7) autres puits romains sur les hauteurs de Skikda et un château d’eau dans la région de Filfila.

   Ces réservoirs, dont les Romains se servaient pour la collecte de l’eau de pluie, ont une valeur archéologique de grande importance sur de nombreux plans, notamment comme indicateur du nombre d’habitants de Skikda à l’époque Romaine et de l’importance du port de Stora à cette même période.

   Après avoir été inclus dans l’inventaire additionnel 2010 des sites archéologiques protégés, ces réservoirs romains ont été inscrits dans le programme de sauvegarde d’urgence du ministère de la Culture, indique-t-on de même source.

(APS)

 

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 10:56

 

Des interrogations scientifiques demeurent, tout comme les problèmes de conservation qui se sont accrus ces dernières années, du fait d’une surexploitation mettant en péril le devenir du site : le tourisme sauvage en est la première cause.

Le site antique de Thamugadi est situé au pied nord des Aurès, massif montagneux du nord-est de l’Algérie. 


   Après avoir été signalé au XVIIIe siècle par les premiers voyageurs européens en Afrique du Nord et prospecté par les épigraphistes en quête d’inscriptions, le site sera fouillé systématiquement à partir de 1880 sous la direction puis le contrôle, de plus en plus distant au fil du temps, des architectes des services des monuments historiques. Ces fouilles qui se poursuivront jusqu'à la veille de l’indépendance nationale en 1962 eurent pour objectif de dégager la ville à partir des principaux monuments reconnus (forum, théâtre, capitole, marchés et grands thermes). On a eu recours aux détenus du pénitencier de Lambèse (l’antique Lambaesis) tout proche et à des ouvriers saisonniers recrutés parmi les paysans des alentours. Cette archéologie “balbutiante” à la recherche de monuments, d’inscriptions, statues et autres beaux objets dignes de figurer dans les musées s’exécuta à coups de tombereaux de déblais au détriment d’une connaissance de toutes les phases de l’évolution de la cité, notamment en ce qui concerne les périodes postérieures aux occupations romaine et byzantine. Jusqu'à nos jours, les spécialistes dans différentes spécialités continuent d’en pâtir, vu que la lecture du site est tributaire de ces anciennes fouilles, quelque peu sans normes. C’est sans doute le prix qu’il fallait payer pour que le site émerge, se détache dans le paysage et soit épargné par l’implantation d’un habitat moderne. 

 

La fondation
 

   Timgad l’antique, Thamugadi, fut fondée l’an 100 après J.-C., sous le règne de l’empereur Trajan, sur la longue voie romaine qui longe les Aurès par le nord. Les ingénieurs de la IIIe légion, auguste corps d’armée dont le quartier général s’établira à Lambaesis (Tazoult), lui donnèrent un plan en damier, d’une superficie de 11 ha, où de part et d’autre des deux voies principales bordées de portiques : le decumanus maximus d’est en ouest et le cadro maximus du nord au sud. Les rues se coupent à angle droit, déterminant des îlots d’habitations de 20 mètres de côté. La ville primitive était entourée d’un rempart interrompu par des portes au passage des deux voies principales. Au centre de la ville, le forum regroupe autour d’une grande place à ciel ouvert les principaux édifices publics. La curie (conseil municipal), les services municipaux, le temple impérial, la basilique (servant à la fois de tribunal et de chambre du commerce), des boutiques. Et tout contre, au sud, le théâtre abritait différents spectacles. Dès la seconde moitié du IIe siècle, la ville connut un essor et le besoin accru en terrains l’obligea à déborder de son cadre initial et à s’agrandir. C’est ainsi que de nouveaux quartiers virent le jour en s’affranchissant du quadrillage originel : des temples, de grands thermes publics et un marché furent implantés tout autour, et de nouvelles portes reculèrent l’étendue de la ville qui connaîtra son apogée au IIIe siècle, alors qu’à l’intérieur du périmètre primitif, les constructions furent réaménagées pour donner naissance entre autres à une bibliothèque publique, un marché et des demeures plus vastes et plus luxueuses. Au IVe siècle, la ville n’échappera pas aux conflits religieux qui bouleverseront l’ensemble de l’Afrique du Nord. Elle sera même un des principaux centres du schisme donatiste, comme en témoignent, d’une part, les textes, et d’autre part, la présence du quartier épiscopal du faubourg occidental. Au Ve siècle, Thamugadi fut occupée par les Vandales, qui mirent fin à l’empire romain. La cité fut détruite peu avant la reconquête byzantine au VIe siècle, et ses monuments dépouillés, pour servir à la construction de la forteresse byzantine au sud de la ville sur un grand sanctuaire des IIe et IIIe siècles. La présence byzantine s’achèvera au VIIe siècle avec l’arrivée des musulmans, et la vie urbaine déjà bien réduite à Thamugadi se détournera vers d’autres centres dans la région (Baghaï, Tobna, etc.). La cité antique que des siècles d’occupation avaient sans cesse modelée sera recouverte par les terres, ne présentant plus que l’aspect d’un vaste champ de ruines émergeant çà et là, jusqu'à ce que les fouilles archéologiques entreprises de 1880 à 1962 en remettent au jour une grande partie : la ville de l’époque de Trajan, quelques-uns des faubourgs et des nécropoles qui environnaient l’agglomération de toutes parts.

 

De nos jours
 

   Le site archéologique de Timgad est régi par un plan de protection et de mise en valeur (PPMVSA) : un instrument juridique et technique qui détermine toutes les actions de conservation et de gestion du bien. L'Office de gestion et d'exploitation des biens culturels (OGEBC) est l'organisme de gestion de ce bien. Il réalise toutes les missions de service public de protection, d'entretien, d'inventaire et développe des programmes de valorisation et de promotion. 

 


   L'OGEBC réalise son programme de protection et de gestion du site en collaboration avec la direction de la culture de Batna, qui est dotée d'un service chargé du patrimoine culturel. Le cadre juridique et de gestion comprend les lois 90-30 (loi domaniale), 98-04 (relative à la protection du patrimoine culturel), 90-29 (relative à l'aménagement et à l'urbanisme), et le plan directeur d'aménagement et d'urbanisme (PDAU) de la commune de Timgad. Cependant, les interrogations scientifiques demeurent, tout comme les problèmes de conservation qui se sont accrus ces dernières années du fait d’une surexploitation mettant en péril le devenir du site : le tourisme sauvage en est la première cause (les excursions scolaires non encadrées). Même si l’organisation du festival de Timgad n’a plus lieu au sein du site même (théâtre antique), les séquelles et dommages sont encore visibles (beaucoup de fissures et d’éboulement n’ont jamais été pris en charge), et le site continue de souffrir, sachant que le nouveau théâtre réalisé, il y a quelques années, pour l’organisation de nouvelles éditions du festival de Timgad, montre déjà des signes de faiblesse (affaissements). En plus d’être mal situé, il contraste avec le décor antique, car sans aucune harmonie ni étude, selon les spécialistes. Le musée de Timgad reste fermé au public depuis plusieurs années. 

 

   Selon le responsable du service du patrimoine à la direction de la culture, le lieu restera encore fermé, tant qu’il n’a pas été mis aux normes à tous les points de vue (construction et sécurité des collections exposées ainsi que la sécurité des visiteurs), car le lieu menace ruine depuis sa fermeture en 1993, précédé d’un vol d’objets précieux.

 

Rachid Hamatou

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 12:08

 

TEBESSA (APS)- Un puits remontant à l’époque byzantine vient d’être découvert au chef-lieu de la wilaya de Tébessa, a-t-on appris auprès de la Direction de wilaya de la Culture.

 

   Le puits construit en pierre de taille présente un diamètre de 1,7 m et une profondeur de 15 m. Il a été mis au jour de manière fortuite par une entreprise locale effectuant des travaux de canalisation d’une conduite d’eau potable dans la ville, a précisé la même source.

 

   Les travaux ont aussitôt été "interrompus en attendant une expertise par les spécialistes du Centre national de recherche en archéologique (CNRA) qui déterminera le sort de ce site", a-t-on affirmé de même source.

 

   L’ouvrage "fait sans doute partie des infrastructures hydrauliques que les byzantins avaient édifiées dans cette région où une rivière souterraine d’eau potable a déjà été découverte en 2010 dans la localité d’Oum Ali, à 40 km au sud de Tébessa, dont l’eau était acheminée gravitairement au moyens de canalisations construites également en briques", a-t-on rappelé.

 

   Tébessa recèle un potentiel archéologique formé de prés de 500 vestiges et monuments historiques datant de l’ère punique jusqu’à la civilisation musulmane, en passant par les périodes romaine, vandale et byzantine.

 

   Ce patrimoine représente à lui seul plus de la moitié des sites archéologiques inventoriés jusqu’ici en Algérie.

 

   Actuellement, 28 sites de cette wilaya sont classés patrimoine national, en attendant de nouvelles classifications proposées par la direction de la Culture, dans le cadre du plan national visant la préservation et la protection des sites archéologiques, initié par le ministère de tutelle pour une meilleure prise en charge des monuments et des vestiges historiques.

(APS)

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  • : Boualem Demdoum
  • Boualem Demdoum
  • : Auteur: Ouvrage Agence Immobilière entre Promotion et Gestion 2009
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