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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 21:28

TIARET - A 30 km au sud-ouest de Tiaret, près de la ville de Frenda, au sommet de montagnes aux plaines verdoyantes se dressent les tombeaux berbères d’"Ajdar", résistants au temps, à la nature et à l’homme.

   Il est difficile d’accéder à ces tombeaux, qui datent de plusieurs siècles, en raison de l’absence de panneaux de signalisation et des chemins accidentés.

   Seuls trois des 13 tombeaux existant jadis résistent toujours au temps, tandis que les autres ne sont qu’amas de pierres et murs tombant en ruine, ce qui leur a valu l’appellation d’"Ajdar", signifiant en berbère "les murs".

   Parmi ces "Ajdar", figure le tombeau d’"El-Keskes", qui est le mieux conservé des trois, mais qui se trouve dans un grand état de délabrement, nécessitant ainsi l’intervention rapide des autorités concernées. Ce site historique n’a ni clôtures, ni gardiens et reste complètement ouvert au public.

   Les avis des historiens divergent quant à la date de construction de ces tombeaux ou des personnes qui y sont enterrées. Selon un enseignant en archéologie à l’Université d’Ibn Khaldoun de Tiaret, M. Hadj Lebib, ces tombeaux datent de l’époque des "Rois Maures", entre le 5ème et le 7ème siècle, établis dans la région de l’Ouarsenis, dont le royaume s’étendait jusqu’au Maroc et qui étaient en conflit avec l’empire romain.

   Le directeur du Centre d’études Khaldouniennes de Tiaret relevant du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques, Miliani Khaled a, pour sa part, affirmé, en s’appuyant sur des faits historiques, que les travaux de construction des tombeaux d’"Ajdar" qui ont débuté à la fin du 3ème siècle, ont duré plus de trois siècles.

   Il est évident que ces tombeaux ont été construits suivant une stratégie militaire, en établissant des postes d’observation à leur sommet. Ils sont bâtis avec "des pierres romaines" mais suivant "l’architecture berbère locale portant les caractéristiques des Numides", a précisé M. Lebib, soulignant qu’ils "constituent le seul modèle architectural mauresque existant dans toute l’Afrique du nord".

   Ces tombeaux ont des portes à leur sommet ou à leurs extrémités, qui sont difficile d’accès en raison de l’obscurité totale et de l’absence du réseau électrique, obligeant ainsi les visiteurs à utiliser leurs téléphones portables pour éclairer les lieux de leur passage, ce qui pourrait leur faire rater beaucoup de secrets enfouis dans ces tombeaux.

   Pour accéder au tombeau d’"El-Keskes", à la base carrée et au plafond cylindrique, le visiteur doit grimper et entrer par une porte élevée, pour arriver à un deuxième tombeau au sommet d’une montagne avoisinante, considérée jusqu’à nos jours, comme un repère pour les habitants de cette région.

   Une forte odeur d’ambre, parfum très prisé par les habitants de la région, embaume les lieux, réveillant les sens des visiteurs, attirés par l’étrangeté du site, avec ses passages exigus et ses chambres funéraires qui laissent l’imagination errer sur les rites mortuaires d’antan.

   Les quelques gravures qui ornent les façades internes et externes des tombeaux représentent souvent des animaux, outre des formes géométriques au-dessus des entrées, qui racontent l’histoire des premiers occupants de cette région et de leurs rois, enterrés dans ces tombeaux sacrés.

"Ajdar" ... site historique à protéger aux secrets enfouis

   Les "Ajdar" souffrent aujourd’hui de la négligence de l’homme qui menace leur existence, en sus des conditions météorologiques et des visites anarchiques et non contrôlées.

   "Si un tel site venait à disparaître, c’est tout un patrimoine historique qui disparaîtra, avec toute la valeur civilisationnelle qu’il revêt", a averti M. Lebib, dont la préoccupation quant au sort de ces tombeaux est partagée par plusieurs associations locales.

   Ces tombeaux ont été découverts de façon progressive à partir du 19ème siècle et ont été classés par la France coloniale en 1913, puis reclassés par l’Algérie en 1968. Le ministère de la culture a proposé de les classer patrimoine mondial.

   Même si l’armée d’occupation française avait bombardé une partie de ces tombeaux, "à la recherche des moudjahidine", selon certaines sources, la période coloniale avait été marquée par "l’intérêt académique soutenu" accordé à ce site, a indiqué M. Lebib.

(APS)

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 19:24

  TLEMCEN -Le colloque international sur le patrimoine vivant de la ville de Nedroma et sa région s’est ouvert vendredi à la salle des conférences de la ville de Nedroma en présence de nombreux chercheurs et enseignants algériens, espagnols et arabes ainsi que des autorités locales de la ville et du consul général d’Espagne à Oran.

   Midoune Azzeddine, président de l’association "El Mouahidia", co-organisatrice de cette manifestation culturelle et scientifique avec l’association espagnole "Restaurateurs sans frontières", a rappelé à l’ouverture des travaux, les objectifs principaux de ce colloque axé sur le patrimoine vivant de la ville de Nedroma et sa région : histoire et mémoire d’un héritage andalous.

   Il a indiqué dans ce sens que ce 7eme colloque qu’organise l’association, vise à "permettre une meilleure connaissance du patrimoine arabo andalou et porter un intérêt particulier aux actions menées dans le domaine du patrimoine".

   M. Midoune a ajouté que cette rencontre permettra aussi de "renforcer" les liens entre Nedroma et l’Espagne sur la base d’"une histoire commune et la valorisation du patrimoine arabo-andalou comme partie intégrante de notre identité à travers l’organisation et la célébration d’évènements culturels, des expositions thématiques en sus de la défense de l’architecture arabo-andalouse".

   Il a également mis en exergue la nécessité impérieuse de la création d’un musée de la ville pour mieux conserver les biens culturels matériels et immatériels de Nedroma et en fin encourager la recherche des projets qui ont un rapport avec le patrimoine et l’histoire de Nedroma.

   De son côté, le président de l’association espagnole "Restaurateurs sans frontières", Javier Gomez, a valorisé cette rencontre qui parle d’une histoire commune et qui vise à renforcer le partenariat avec l’association "El mouahidia" et par la même valoriser l’héritage andalou existant dans la région.

   Il a en outre rappelé que son association est présente depuis 2006 en Algérie et a contribué dans divers projets du ministère de la Culture. Ce colloque abordera trois axes principaux notamment "l’arabo-andalou, un héritage culturel à préciser", "Nedroma, histoire et rapport avec le monde arabo-andalou" et enfin "musique arabo-andalouse, un patrimoine vivant pour demain".

(APS)

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 19:54

 


CONSTANTINE - Petits ou grands, de forme carrée ou rectangulaire, les timbres méthodiquement alignés à même les cloisons intérieures du palais du Bey, sont un véritable livre ouvert sur l’histoire et sur le riche, et parfois tumultueux, cheminement de la ville de Constantine.

Chadia Khelfallah, directrice du Musée public national des arts et expressions culturelles traditionnelles, élisant domicile au palais, organisateur d’une exposition thématique de deux philatélistes locaux pour célébrer le mois du patrimoine, semble particulièrement heureuse de voir le musée qu’elle dirige abriter cette exposition de timbres.

"Le souverain du Beylicat de l’Est, nommé par le dernier Dey Ottoman en Algérie, aurait peut-être été flatté de savoir qu’un jour, un timbre destiné à franchir les océans porterait son effigie et le vouerait, de même que le pan d’histoire qu’il représente, à la postérité", dit-elle, admirative devant les précieux bouts de papier dont un coin laisse apparaître l’affranchissement postal.

Selon cette responsable, l’année 1924 a vu l’émission de timbres particuliers à l’Algérie, les uns portant la mention "Postes d’Algérie" et les initiales RF (République française), les autres circulant en France et portant la légende République Française et la mention "Algérie" et cela jusqu’en 1958.

Au lendemain de l’indépendance, l’Algérie a utilisé provisoirement et pour une courte période 5 timbres-poste et autant de timbres taxe qui ont "survécu" jusqu’à juin 1963, a précisé, de son côté, le collectionneur Abdeslam Benbadis qui expose sur la thématique de l’artisanat telle que symbolisée par le timbre.

"La moissonneuse", "Marianne", "Gorges de Kherrata", "Tlemcen", "la Grande Mosquée", "Médéa" et "Anciennes postes de Lodi", paraissent avoir une place particulière dans le c£ur de ce collectionneur, vice-président du club de philatélie Cirta, fondé dans les années 1960 par le regretté Abbès Bentellis, fervent collectionneur de timbres, décédé en juin dernier à l’âge de 75 ans.

Le 1er novembre 1962, l’administration algérienne des Postes et des Télécommunications a procédé à deux émissions de timbres-poste, la 1ère comportait cinq unités constituées de pinçons d’émissions françaises représentant des sites et des paysages d’Algérie, a assuré le même philatéliste, ajoutant, en montrant un autre timbre, que la seconde émission avait concerné un timbre-poste à 10 dinars portant les mentions en langue nationale "République Algérienne Démocratique et Populaire" et "8ème anniversaire de la Révolution algérienne", accompagnées de la légende en latin et en chiffres arabes : "1er nov.54-1er nov.62".

D’autres "petits trésors", libellés ou neufs, richement colorés, évoquent des scènes de la vie quotidienne d’antan, proposant une rétrospective sur certains vieux métiers, des activités traditionnelles et des produits artisanaux distinguant l’ancienne capitale de la Numidie et la vie sociale et économique que menaient passionnément ses fiers enfants.

Des timbres suggérant le travail de la laine ou présentant des échantillons de produits de dinanderie, de vannerie, de bijouterie, d’orfèvrerie, de tapisserie, de filerie, de burnous, de gandoura, de costumes algériens, d’instruments de musique, de scènes de danse folklorique, de boiserie d’art, de poterie, de heurtoirs et de céramiques d’art constituent la thématique choisie sur près de 1.300 timbres en possession du collectionneur.

Quelques mètres plus loin, sur le mur d’en face, une série d’un nouveau genre de timbres du philatéliste Brahim Lazri, présente un autre panneau dédié à la ville de Constantine et à sa région, consacré aux effigies des rois numides dont notamment Massinissa, Youghourta et Micipsa.

Les ponts, la mosaïque du palais du Bey, le centenaire de la prise de Constantine, les armoiries, les monnaies numides, la statue de la Victoire, les monuments et les sites de l’époque romaine, les personnalités et même certains équipements tels que la Medersa, les universités et la poste, constituent les principaux thèmes de la collection de cet artiste qui présente près de 6.000 timbres.

(APS)

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 19:51

 


MOIS DU PATRIMOINE 2012

CONSTANTINE - De tous les pavillons de l’exposition qu’abrite le palais Ahmed bey de Constantine à l’occasion du mois du patrimoine, celui de la maison Azzi est sans doute celui qui évoque le mieux la somptuosité d’antan de cette bâtisse qui a abrité le siège du dernier gouverneur du beylicat de l’Est algérien.

Installée dans le pavillon "diwan" du palais, le stand Azzi, un artisan spécialisé dans la passementerie d’art qui agrémente la célèbre gandoura constantinoise, se veut un hommage à tous les artisanats d’art du pays et même à ceux originaires de pays arabes ou musulmans.

La broderie d’art, ou passementerie y occupe certes une place de choix, avec toute une panoplie de modèles de gandouras constantinoises, caracos algérois, caftans tlémcéniens, mais le pavillon présente également de véritables pièces de musée dans le domaine du bijou berbère, du meuble traditionnel, du tapis, de pièces de dinanderies et autres.

D’anciens tapis de Babar (Khenchela) ou persans, patinés par le temps et qui ont aujourd’hui valeur de pièces archéologiques, recouvrent le sol du diwan pour l’occasion et le visiteur de marque est invité à s’asseoir sur des fauteuils, poufs et autres sièges traditionnels, pièces de collection de la maison, ressortis pour les besoins de l’exposition.

Au-delà de tous ces objets qui véhiculent une tradition et une histoire, c’est la discussion avec Fouad Azzi, fils du père fondateur de la maison éponyme, qui constitue la plus grande découverte pour le visiteur qui a la chance de le rencontrer sur les lieux.

Avec Fouad Azzi l’artisanat devient un domaine de vision artistique, de sociologie, de diplomatie et bien d’autres aspects qui commencent à être perçus et valorisés par les artisans de la nouvelle génération, comme lui.

Fouad commence par raconter, non sans une pointe de fierté, ses péripéties à travers le monde qu’il sillonne pour présenter son produit et défendre l’artisanat algérien comme il l’a fait en 2010 lors de l’exposition universelle de Shanghai et comme il compte le faire lors de l’édition 2012 de cette même manifestation prévue cette année à Séoul, mais finit par aboutir à ce qui tient le plus à cœur : comment valoriser le costume traditionnel algérien et le sauver de la disparition qui le guette dans quelques décennies si rien n’est fait pour l’adapter et le mettre au goût du jour.

"Les Marocains ont osé pour leur caftan et ils ont réussi, nous, nous avons la chance d’avoir une diversité éblouissante en matière de costumes traditionnels qui peut devenir une mine d’or en matière d’inspiration des couturiers, mais malheureusement, cette mine demeure pour le moment très peu exploitée ou carrément ignorée" regrette-t-il.

"Si l’artisanat au Maroc continue d’exister et d’évoluer c’est parce que là- bas, les corporations de métiers n’ont pas été déstructurées et chaque filière continue d’être chapeautée par des maîtres en la matière", poursuit cet artisan.

Il a signalé que beaucoup de créations de grands couturiers français à l’instar de Christian Delacroix, Yves Saint-Laurent et d’autres sont inspirées de costumes traditionnels algériens, mais sans aucune référence à la source d’inspiration.

Fouad Azzi a des idées plein la tête sur la façon de rendre justice à ce patrimoine mais il faut, dit-il, que les pouvoirs publics qui disposent des moyens de l’Etat pour les promouvoir soient partie prenante, ce qui, à son avis, n’est pas toujours le cas aujourd’hui.

Parmi les idées "faisables dès aujourd’hui et maintenant", il propose à ce que le costume traditionnel soit promu sur deux niveaux qui s’y prêtent à merveille : le costume de service pour les hôtesses d’accueils dans les aéroports, hôtels et autres lieux de tourisme, et le costume officiel qui pourraient être porté dans des occasions nationales, et autres, par les membres du gouvernement, les diplomates, les walis et autres représentants officiels de l’Etat.

Dans cet ordre d’idées, Fouad Azzi rend hommage à l’expérience menée dernièrement par une architecte de Constantine, Salima Mazri Badjadja, qui a modernisé le "seroual" en inventant un habit plus adapté à la vie d’aujourd’hui qu’elle a nommé le "pantaseroual".

De telles expériences doivent être encouragées et approfondies, estime cet artisan qui tient à signaler que lui aussi a un projet dans ce sens avec la chambre de l’Artisanat et des métiers de Sétif, dont il garde le secret mais qui, espère-t-il, va constituer un premier pas vers un processus pérenne et durable pour la valorisation et la modernisation du costume traditionnel algérien.

(APS)

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 19:49

 


MOIS DU PATRIMOINE 2012

EL TARF - Dolmens, gravures rupestres, sarcophages et de nombreuses autres traces de civilisations anciennes font de la wilaya d’El Tarf l’un des plus grands réservoirs du pays en matière de vestiges historiques, particulièrement de la période punico-libyque, a indiqué le directeur de la Culture, Ali Tayebi.

Si cette wilaya a établi sa notoriété par la diversité et la richesse biologique de ses milieux naturels, tout en constituant un sanctuaire de la biodiversité, elle recèle également d’autres trésors, moins connus car moins visibles, mais tout aussi inestimables car remontant à des temps immémoriaux, a ajouté ce responsable.

Des dizaines de sites préhistoriques et archéologiques parsèment cette région de l’extrême-est du pays, mais restent tapis sous un épais couvert de végétation qui les masque et les préserve, en même temps, de l’intervention de l’homme.

Les nombreux vestiges historiques attestent du passé prestigieux de cette région qui a de tous temps constitué, de par sa position géographique, un lieu de passage obligé pour les différentes civilisations qui se sont succédées dans le bassin méditerranéen.

Parmi les principaux sites archéologiques de la wilaya d’El Tarf figure en bonne place un abri sous roche, situé non loin du lieu-dit Ghar El Maâïz (abri du mouflon), agrémenté de dessins rupestres, datant de l’ère néolithique, soit quelque 6.000 ans avant J.C, récemment découvert dans la commune de Cheffia.

Des champs de dolmens constituent la principale curiosité de la commune frontalière de Bougous, tandis que celle de Roum El Souk se distingue par des sarcophages taillés à même le roc.

Des pressoirs d’olives et autres pièces archéologiques témoignent d’une présence humaine active dans cette région, avant même l’arrivée par la mer des phéniciens vers 1.100 avant J.C. Certains de ces vestiges ne sont pas aisément visibles, ni accessibles. Immobiles et immortels dans la grande sérénité des lieux, ils défient le temps à l’écart des routes, pistes et autres chemins.

(APS)

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 19:46

SKIKDA - Des universitaires et spécialistes du Centre national de la recherche archéologique (CNRA) prennent part au colloque national sur les "projets de restauration du riche patrimoine en Algérie, réalités et perspectives" ouvert, mercredi à Skikda, dans le cadre du mois du patrimoine.

   Cette rencontre, initiée par la direction de la Culture de Skikda, vise, selon ses organisateurs, à dresser un "état des lieux" des chantiers de restauration des monuments et des vestiges historiques lancés en Algérie, ainsi que des chantiers projetés pour l’avenir.

   Les travaux sont axés sur l’exploitation touristique du patrimoine restauré, ainsi que sur les textes de loi réglementant les opérations de restauration, a-t-on expliqué.

   Mettant en exergue le joyau architectural du théâtre romain de Skikda, Kamel Siti, spécialiste de la restauration au centre national de la recherche archéologique (CNRA), a indiqué, à l’ouverture des travaux de ce colloque, qu’ "il y a une grande possibilité de redonner à ce théâtre l’aspect originel qui fut le sien à l’époque de sa construction".

   Il a affirmé, à ce propos, que cette infrastructure peut retrouver son état initial, grâce aux résultats des fouilles effectuées après la mise à jour, fortuite, de la scène et des gradins, découverts à la fin de l’année 2010, durant les travaux de restauration.

   M. Stiti a précisé que les gradins et la scène de ce théâtre étaient enfouis à environ trois mètres du sol, ajoutant que cette découverte "a donné une idée de la dimension considérable du théâtre romain de Skikda et prouve qu’il est sans doute, le plus grand théâtre romain en Afrique du Nord."

   Selon les services de la direction de la Culture de la wilaya de Skikda, le théâtre romain, d’un diamètre de près de 87 mètres, a été fermé pour deux ans en mars 2006 pour une vaste opération de restauration, un délai largement dépassé, a-t-on constaté.

   Cette opération, scindée en deux phases, d’un coût estimé à 50 millions de dinars, a permis de restaurer, à ce jour, une partie de ce projet pour permettre de réceptionner le parc archéologique appelé à devenir un musée à ciel ouvert, à proximité du théâtre, sur le site de l’ancienne pépinière communale, a ajouté la même source.

  La deuxième tranche de ce projet portera sur la réalisation des loges d’artistes, ainsi que l’aménagement de la scène et de l’entrée principale de ce monument.

   Des sorties sur des sites historiques, tels que le Château Ben Gana et le théâtre romain de Skikda, seront organisées au cours de ce colloque de deux jours.

(APS)

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 18:17

 

MOIS DU PATRIMOINE 2012

ALGER- Voir l’eau couler des quelques rares fontaines encore en fonction dans les ruelles de la Casbah d’Alger avec leur décoration originelle propre à l’époque ottomane, quoique défraîchie par endroits, atteste que le c£ur de l’ancienne médina ne s’est pas arrêté de battre faisant oublier un instant ce fait que les grands travaux de restauration de la cité tardent à démarrer.

Six seulement des quelque deux cents fontaines datant du 16ème siècle ont résisté à l’usure du temps et continuent d’alimenter les gens en eau potable fraîche : Aïn Sidi Ramdan, Aïn M’zaouqua, Aïn Bir Djebah, Aïn Sidi M’hamed Chérif, Aïn Sidi Benali et Aïn Bir Chebana.

Ces "sources de vie" d’antan, qui portent des noms calligraphiés sur de la céramique pour certaines, des carreaux de faïence d’origine ou encore des colonnes en marbre pour d’autres, coulent en continu pour le plus grand bonheur des riverains comme des simples passants.

Très appréciée comme durant des siècles, l’eau pure qui jaillit de ces fontaines sert toujours malgré le raccordement de toutes les demeures au réseau moderne d’alimentation en eau potable mais leur état de conservation mériterait peut-être plus d’attention, s’accorde-t-on à dire.

Les six fontaines donnent, à première vue, l’apparence de petits monuments historiques bien conservés n’étaient-ce les touffes de mousse qui les envahissent ici et là, les carreaux de faïence fissurés pour certaines ou carrément décollés par endroits pour d’autres. En plus, les robinets bon marché montés sur ces ouvrages séculaires cadrent mal avec l’esthétique de la décoration d’origine.

Selon des natifs de la Casbah, c’est un peu le résultat de "l’indifférence" de la population en place composée majoritairement d’ "indus occupants" des maisons encore debout.

Servie gracieusement par la nature et destinée à de petits usages, l’eau des fontaines est outrageusement utilisée aussi pour divers nettoyages et autres grands travaux par simple branchement, peste Hadj Zoubir, pour qui, "au delà de la restauration du bâti de la Casbah, le civisme de sa population est aussi à l’origine de pas mal de désagréments".

Fontaines disparues, souvenirs vivaces

L’historien Abderrahmane Khelifa, auteur de plusieurs livres sur des villes algériennes, rappelle la Casbah d’Alger comptait à l’origine 175 fontaines intégrées dans un système hydraulique "très élaboré" et alimentées par quatre aqueducs. En plus, note-t-il, elles étaient "toutes bien décorées avec des inscriptions mentionnant la date de leur fondation".

Selon lui, la remise en service et la restauration des quelques fontaines taries est "quelque chose de facile" car il s’agit d’édifices "non compliqués".

A ce propos, l’architecte Nabila Chérif, qui a mené en 2008 une recherche sur les bains et les fontaines d’Alger de l’époque ottomane, affirme qu’il n’y a aucune difficulté technique à restaurer une fontaine même si cela nécessite un vrai travail d’artisan tout en jugeant utile d’identifier d’abord "très clairement" la valeur historique ainsi que la toponymie de chaque fontaine.

Pour récupérer les fontaines disparues dont les emplacements se sont transformés pour la grande majorité, selon ses dires, en "dépotoirs", elle propose d’essayer d’imaginer des scénographies de manière à rappeler l’emplacement d’une fontaine disparue à partir du réseau d’alimentation en eau.

S’abreuver d’eau fraîche à volonté, remplir chaque jour des jarres entières pour ravitailler la famille, rencontrer les amis et voisins autour d’une source d’eau naturelle, voilà les premiers souvenirs qui se bousculent dans l’esprit encore vif du vieux Abderrahmane Hammou lorsqu’il évoque la fontaine Aïn Bir Chebana, tout près de chez lui dans cette médina qui l’a vu naître en 1927.

Quand il parle de cette fontaine encore en marche, c’est le savoir-vivre et la cohésion sociale dans laquelle baignaient les habitants du vieil Alger ainsi que la douce nonchalance des porteurs d’eau, appelés "Biskris", qui lui reviennent, car ces scènes reflètent pour lui des moments irremplaçables d’une vie modeste, paisible et sereine. Remplir de l’eau de cette fontaine faisait partie des tâches qu’il accomplissait avec plaisir à la sortie de l’école, sans bousculade ni longue queue, encore moins de chamailleries. "Tout allait de soi, à l’époque", résume-t-il avec nostalgie.

Entre utilité, efficacité, esthétique et nostalgie, les fontaines encore "vivantes" de la Casbah d’Alger, interpellent les regards, font oublier, le temps d’une visite, l’état délabré dans lequel se trouve la plus grande partie de l’ancienne médina et redonnent l’espoir de revoir un jour ce site historique renaître de ses cendres

(APS)

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  • Boualem Demdoum
  • : Auteur: Ouvrage Agence Immobilière entre Promotion et Gestion 2009
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